19/03/2006

Coup d oeuil sur "Godzilla Final War" a voir ce dimanche 19/3 a 18h00 auditorium44


Une collision cosmique menace la planète tandis qu’une attaque « monstrueuse » - entendre par là constituée de monstres - s’abat sur terre. Même si l’action se centre bien sûr au Japon, on prend la peine de souligner l’aspect véritablement mondial de l’attaque en nous montrant des villes sur chaque continent, ce qui fait habituellement défaut aux films catastrophes hollywoodiens. De plus, le commandant des opérations n’est pas japonais, ce qui ajoute à la touche internationale. Les humains peuvent compter sur un groupe d’élite composé de mutants surhommes et sur les extra-terrestres qui débarquent comme ils nous avaient déjà visités dans les années 70...

Il est vrai que le film explose de partout en ne laissant que quelques moments de répit. Action martiale, intervention tactique, course de motos, amitié bousculée, sacrifice, méchant dont la tête semble avoir été dessinée par un mangaka, sans oublier les petites fées jumelles de l’île de Mothra et Minilla, le caoutchouteux fils de Gojira, dans des passages qui peuvent paraître adorablement ridicules, mais tout à fait dans l’esprit de la série. Et, bien sûr, des affrontements en règle entre monstres de tout acabit pour la plus grande joie des amateurs. Les maquettes paraissent parfois pour ce qu’elles sont... Doit-on y voir un autre clin d’œil aux productions des années 70 ?



Godzilla : Final Wars décevra sans doute les puristes, mais trouvera peut-être preneurs auprès de ceux qui ne sont pas à la base des amateurs du grand monstre japonais et auprès des fans de Kitamura qui a mis le paquet ici, il faut bien le dire. Sans se prendre au sérieux.
 

Le lancement du projet

La Toho, célèbre studio de cinéma japonais, voulait produire un film d'une ampleur inégalée afin de moderniser le personnage de "Big G" (surnom affectif de Godzilla). Il fallait également rattraper le flop financier de Godzilla Tokyo S.O.S., la 27e et dernière version (inédite en France) en date du mythe. Plusieurs cinéastes se sont déclarés intéressés pour prendre en main le projet. La société de production confiait d'ordinaire les "Godzilla-films" à des réalisateurs spécialisés dans le kaiju eiga, ou "film de grand monstre", mais cette fois-ci les responsables ont décidé de déroger à la règle. Ainsi, Takashi Miike (Audition, 2002) et Ishii Katsuhito (The Taste of tea, 2005) se sont entre autres portés volontaires. Au final, c'est Ryuhei Kitamura (Versus l'ultime guerrier), dont le nom est indéniablement lié au genre fantastique, qui a emporté le morceau.


Le regard du réalisateur sur la saga

Ryuhei Kitamura explique son attachement au monstre : "J'ai fait Godzilla : final wars parce que j'adore Godzilla, je n'ai donc pas voulu faire de grands changements. Je pense néanmoins que la façon d'aborder la série durant les dernières années n'était pas la bonne. C'est tellement enfantin ! Il fallait donc faire quelque chose de différent. Mais cela ne veut pas dire que je voulais changer totalement Godzilla. Il y a des points intéressants, c'est pour cela que j'ai fait référence aux anciens films et c'est aussi pour cela que je n'ai utilisé que très peu les effets numériques."


Vétérans du fantastique

Kumi Mizuno, qui joue le rôle du commandant Akiko Namikawa, est une ancienne gloire du film fantastique nippon. Affiliée de nombreuses années à la Toho, elle apparut dans Ebirah, Horror of the Deep (1966) et dans The War of the Gargantuas (1967). Elle a également inspiré le personnage de Yoko Tsuno, la bande-dessinée de Roger Leloup...

A ses côtés, on retrouve
Akira Takarada : cet acteur désormais octogénaire était présent dans le premier film de la série des Godzilla en 1954, tenant le rôle du fiancé d'Emiko, puis est apparu dans quatre autres épisodes de la série. L'acteur est l'un des rares "survivants" du premier film, ses collègues étant tous décédés ou bien retirés du monde du cinéma (Momoko Kochi, qui jouait alors Emiko, est morte en 1998 après une dernière apparition dans Godzilla vs. Destoroyah)...


Retrouvailles

Le film montre les exploits de nombreux monstres, dont Kumonga, une araignée géante que Godzilla avait déjà affrontée par le passé (dans Son of Godzilla - Gojira No Musuko). De même, la plupart des péripéties ou des personnages du film étaient présents dans les précédents épisodes de la saga... Le réalisateur va même jusqu'à utiliser des images d'archives tirées de ces derniers.

Découvréz la bande annonce de Godzilla Final War en cliquant sur l afiche de ce film dans les colonnes de ce blog

 
Source: Fantastikasia.net et allociné.fr

12:33 Écrit par Osiris / the vinch | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

pas mauvais mais... Vu en Zone 1, il y a déjà quelque temps. La folie furieuse de Kitamura ne déroge pas à son style survitaminé. Mais se perd parfois dans trop de chemins empruntés.

Écrit par : Gam | 19/03/2006

déjanté Voilà un film complétement déjanté et décomplexé. Mélangeant manga live, sciences fiction, film de monstres. Secouant avec des effets spéciaux très modernes et d'autres très seventies. Tout ça dans un rythme qui ne s'arrete pas. L'interprétation est parfois franchement hilarante. Bref du pur Kitamura.
Un peu longuet meais bien défoulant.

Écrit par : totoro | 20/03/2006

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